L’intervention de Mehriban Aliyeva à la cérémonie de signature de l’accord

L’intervention de Mehriban Aliyeva à la cérémonie de signature de l’accord entre Vatican et la Fondation Heydar Aliyev.

«Votre sainteté, monsignor Ravazi,

Chères mesdames et messieurs,

Tout d’abord, je voue salue sincèrement et j’exprime ma satisfaction d’être dans cet endroit historique. Je voue remercie pour vos paroles aimables au sujet de l’activité de la Fondation Heydar Aliyev et de mon activité, en particulier.

Cette année nous célébrons le 20e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre nos deux états. Au cours des dernières années, des rapports étroits ont été établis entre les deux états dans de multiples domaines. J’espère, que cette coopération fructueuse et utile perdurera à l’avenir.

La cérémonie d’aujourd’hui est un nouveau pas dans cette destination. La Fondation Heydar Aliyev participera à la restauration des catacombes des Saints Marcellino et Pietro, qui représentent une très grande importance autant pour Vatican et le monde chrétien, que pour le patrimoine culturel mondial. Je vous remercie pour l’information sur les catacombes, que vous venez de fournir ici. Après leur restauration, avec grand plaisir je prendrai part à leur inauguration.

La Fondation Heydar Aliyev attache une grande importance à la conservation du patrimoine culturel et historique. Nous réalisons de tels projets en Azerbaïdjan et dans d’autres pays. Je suis très heureuse, que la Fondation Heydar Aliyev contribuera à la restauration de ces monuments culturels, qui sont un patrimoine de portée universelle.

Chers amis,

En Azerbaïdjan, à tous les temps, indépendamment du système sociopolitique, les gens qui parlaient des langues différentes, représentant de différentes religions vivaient en paix, dans les conditions de tranquillité et du respect mutuel comme une seule famille.

L’Azerbaïdjan, étant un pays à plusieurs confessions et ethnies, reste toujours fidèle à ces traditions, et c’est notre plus grande acquisition. Lors de sa visite à notre pays, le Pape Jean-Paul II a appelé l’Azerbaïdjan de portail entre l’Orient et l’Occident et d’un échantillon de tolérance. Ce n’est pas par hasard, que les grands Forums internationaux pour le dialogue entre les civilisations et interculturel se tiennent dans notre pays. Le sommet des leaders religieux mondiaux en 2010, le Forum pour le dialogue interculturel en 2011 et le Premier Forum humanitaire international de Bakou sont considérés comme des démarches importantes dans ce domaine.

Le Deuxième Forum humanitaire international de Bakou sera organisé dans notre capital courant octobre. En profitant de l’occasion, je vous invite à prendre part à cette action. Les rencontres et les événements pareils réunissent ensemble les leaders mondiaux, les personnes publiques et mettent au premier plan de l’arène internationale l’importance du dialogue, de la tolérance et du respect mutuel.

Je suis très heureuse, qu’aujourd’hui on démarre ce projet important. J’exprime ma reconnaissance à tous nos amis, qui avaient contribué à l’établissement de bonnes relations entre nos états et, personnellement, au cardinal Ravazi. Je vous invite de nouveau en Azerbaïdjan et vous souhaite de la santé et du bien-être.

Ensuite, Mehriban Aliyeva, Première dame d’Azerbaïdjan, présidente de la Fondation Heydar Aliyev, et le cardinal Djanfranco Ravazi, ministre de la culture du Vatican, président de la Commission Ponftificale pour l’Archéologie sacrée, ont signé un accord bilatéral sur la restauration des catacombes.

Après la remise mutuelle de cadeaux par les parties, Mme Mehriban Aliyeva et le cardinal Ravazi ont répondu aux questions de la presse.

Le reporter de l’agence russe Itar-Tass :

Votre initiative noble a fait grande impression à la péninsule Apennin et à tout l’Occident chrétien. Racontez, svp, quelles sont les mesures humanitaires et culturelles, réalisées par la Fondation en ce moment ?

Mehriban Aliyeva :

Vous avez bien noté, que la Fondation Heydar Aliyev attache une grande importance à l’entretien et à la conservation du patrimoine culturel non seulement de l’Azerbaïdjan, mais de tout le monde entier. Nous avons réalisé quelques grands projets. Nous avons le projet « Azerbaïdjan — adresse de tolérance ». Dans le cadre de ce projet ont été restaurés les mosquées musulmanes, une église chrétienne, un centre culturel et une école, pour les enfants juifs, habitant l’Azerbaïdjan. En Europe, nous avons participé à la restauration des monuments architecturaux du Palais de Versailles, du vitrail de l’église cathédrale et à quelques autres projets. Je voudrais souligner, que j’estime ce projet très utile. Parce que l’Azerbaïdjan, qui est un pays laïc musulman, participe à la restauration des lieux de culte et des monuments historico-culturels, se rapportant à des religions différentes. On restaure aussi les monuments d’importance universelle. C’est la politique de la Fondation. Et je crois, que c’est la culture qui peut unir le monde actuel difficile.

Le reporter du journal italien « Repubblica » :

Ma question est pour le cardinal Ravasi. Nous savons, que l’organisation des travaux de restauration à l’aide du pays musulman est, en effet, un premier pas. Compte tenu des rapports actuels entre le monde musulman et le monde chrétien, peut-on attendre d’autres pays musulmans un pareil soutien ? Si vous permettez, je voudrais poser une question et à Mehriban Aliyeva : Prévoyez-vous étendre l’ampleur de votre activité dans d’autres sphères ?

Le cardinal Ravazi :

Dans l’Écriture sainte, les actions nobles étaient toujours considérées comme très importantes. Quant au monde catholique, alors je dirais, que si on prenait dix personnes de notre religion et un représentant d’une autre religion, nous verrions, que le dernier se serait soucié plus de notre patrimoine, que nos coreligionnaires. C’est pourquoi, nous exprimons une grande reconnaissance au côté azerbaïdjanais pour ce geste. Parce que nous voyons, que votre démarche a une grande signification symbolique.

À la fin de l’année, on envisage l’organisation d’une nouvelle exposition de l’Azerbaïdjan dans le Saint-Siège. En ce qui concerne le lieu de la tenue de cette exposition, ce sera ou le musée du Vatican, ou un autre lieu pareil.

Nous sommes prêts à mener ces dialogues avec d’autres pays musulmans, de coopérer dans le domaine de la culture. De telles rencontres sont possibles entre nous. Ils peuvent se tenir aussi bien entre les représentants des milieux scientifiques, les experts-théologues des mondes chrétien et musulman, qu’avec la participation des hommes de la culture de l’Azerbaïdjan et d’autres pays musulmans.

En conclusion, je veux avouer de nouveau, que pour la restauration de ce monument, il y avait des défis de la part du Saint-Siège. Je vous dirai, que nous avions fait appel aux fondations chrétiennes, aux diverses organisations. Pourtant, le premier qui nous est venu en aide, était la Fondation du pays musulman, les représentants de la communauté musulmane.

Mehriban Aliyeva :

Je voudrais noter, que la tolérance, le respect de la diversité des cultures mondiales en Azerbaïdjan ont des racines très anciennes et profondes. Au cours des siècles, l’Azerbaïdjan jouait le rôle du pont entre l’Orient et l’Occident. L’une des particularités excellentes de notre peuple est une attitude respectueuse envers toutes les nations, toutes les religions, toutes les cultures. Je crois, que dans le monde tendu d’aujourd’hui c’est un beau et grand atout. Nous croyons, que ce n’est qu’avec le dialogue et la tolérance qu’on peut unir les gens. Nous faisons des efforts pour cela.

Quant aux futurs projets, je peux dire, que la Fondation Heydar Aliyev est prête à réaliser de tels projets, et qu’elle est ouverte pour les propositions. J’exprime ma reconnaissance au cardinal Ravazi pour cette coopération. Il y quelque temps, nous avons restauré les manuscrits anciens dans la bibliothèque du Vatican. Je pense, que ce projet peut être poursuivi. Nous y sommes prêts.

Le reporter de la télévision azerbaïdjanaise :

Monsieur Ravazi,

Aujourd’hui, vous avez exprimé la satisfaction de la coopération, qui se forme entre le Vatican et l’Azerbaïdjan. Est-ce que le modèle azerbaïdjanais pourrait jouer le rôle de la plate-forme entre le monde musulman et chrétien, et pourriez-vous utiliser de bons exemples de ce modèle dans les relations avec d’autres pays musulmans ?

Le cardinal Ravasi :

Bien sûr, que cette démarche, qui est la restauration des catacombes de Rome, reflétant notre réalité importante et considéré comme un grand monument, est un acte symbolique. La grande signification du travail exécuté consiste en restauration des manuscrits azerbaïdjanais conservé au Vatican et en possibilité supplémentaire crée pour les milieux scientifiques de poursuivre leurs recherches, en travaillant sur ces manuscrits. La restauration achevée, les catacombes seront ouvertes aux pèlerins et aux touristes. Les visiteurs verront eux-mêmes, qu’un dialogue concret est possible entre les peuples, les religions et que leur communication est également faisable. Malgré toutes les difficultés, en réalité, ce sera le symbole du dialogue, du règlement des contacts mutuels pour le monde musulman et chrétien.

Le reporter demande à Mehriban Aliyeva :

Quand est-ce que la restauration des catacombes terminera ?

Mehriban Aliyeva :

Les spécialistes doivent le savoir mieux. Ici, à part les travaux techniques, il y aura des travaux scientifiques. Selon l’information, que j’ai, ils seront mis en œuvre en quelques étapes. J’espère, que la première étape sera terminée l’année prochaine. Selon le présent projet, notre coopération durera trois ans. À l’avenir, nous seront disponibles pour d’autres projets.

Le journaliste de « Repubblica » pose sa question à M.Aliyeva :

Il est connu, que l’Azerbaïdjan et la Turquie sont liés par des liens historiques, culturels et linguistiques. Mme Mehriban Aliyeva visite souvent Istanbul et y fait de beaux discours. Cette initiative vient du côté azerbaïdjanais. Il est intéressant de savoir, y a-t-il une résonnance, une réaction ou une jalousie de la part d’un des pays de votre région ? Ou bien cette démarche de l’Azerbaïdjan n’est nullement commentée par les pays voisins ?

Mehriban Aliyeva :

Je voudrais noter encore une fois, que c’est l’une des lignes politiques de l’État azerbaïdjanais. Ce n’est pas par hasard, qu’aujourd’hui, en Azerbaïdjan, au plus haut niveau, on attache une grande importance à la tenue des rencontres, des forums, des conférences, c’est-à-dire au règlement du dialogue entre l’Orient et l’Occident, entre le monde chrétien et musulman, entre les cultures différentes. De ce point de vue, aujourd’hui, l’Azerbaïdjan comme pays musulman, peut devenir exemple pour tout le monde.

Quant au projet actuel, je ne possède aucune information sur la résonnance suscitée. Cependant, je suis persuadée, que cela sera accepté d’une façon uniquement positive et dans la région, et par nos voisins et peut-être à plus grande échelle.

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Première dame d'Azerbaïdjan, Mehriban Aliyeva.

Publié le 2012/06/28, dans Uncategorized. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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